Biographie
L’art fait partie de ma vie depuis toujours. Dès mon plus jeune age, ma mère m’a encouragée dans cette voie, en m’offrant plusieurs matériaux et projet qui stimulaient ma créativité.
Au secondaire, l’art plastique était l’option que je me devais de choisir. Mes petits projets devenaient un exutoire à tous ce qui pouvait être négatif autour de moi. Au moment de choisir un programme au Cégep, rien d’autre que les arts plastiques ne me venaient en tête, car c’était la chose dans laquelle je croyais en moi. Ce fut toutefois une période plutôt morte. Avec peu d’intérêt pour les cours et presque qu’aucun support de la part des professeurs, rien n’est vraiment ressortit de mon passage au collégial.
Ayant perdu un peu de ma conviction envers mon choix de carrière, ma demande d’admission à l’Université s’est sans trop d’attente. J’ai pourtant été acceptée, à l’UQTR, où j’ai fait mon bacc. En regardant en arrière, on peut maintenant affirmer que se fut la bonne décision à prendre. Beaucoup plus d’intérêt dans les cours, des professeurs qui m’ont aidés à aller plus loin et, en bout de ligne, de bons résultats. Enfin j’aimais l’école!
C’est pendant les cours de peinture que mon intérêt pour cette technique est vraiment né. Le «dripping» est apparu au début du premier cours de peinture. Le geste est venu de lui-même et la couleur se révéla un des points importants de mes œuvres. Tout allait bien jusqu’au moment où j’ai eu l’impression de tourner en rond, de me répéter. Un changement s’imposait donc.
J’ai essayé la figuration, et techniquement, j’ai amalgamé le «dripping» au pinceau et à la spatule. La couleur demeure une partie importante de mon travail et est indissociable de mon imaginaire. J’aime la couleur, j’aime la travailler et en mettre beaucoup dans mes toiles. J’apprécie moins les tons rompus ou trop atténués, mais par contre les couleurs vives, fortes, même fluorescentes m’exaltent et créent l’impact visuel que je recherche.
Le sujet s’est imposé de lui-même : le corps humain. Des corps trop grands ou trop gros pour entrer dans les limites de la toile et le message dominant en est l’enfermement. Que la contrainte soit physique ou mentale, réelle ou imaginaire, elle existe. Qu’elle relève d’un handicape ou d’une maladie, que son origine soit de d’ordre familial, personnel ou social : chose certaine elle est bien réelle. On a souvent un problème qui nous enferme en nous-même et l’on devient prisonnier de notre propre corps, à l’étroit de notre propre monde, presque en cage. Aussi mes personnages expriment-ils leur message pas leur corps tout entier et n’ont pas besoin d’expression du visage.C’est un thème qui me touche beaucoup et mon plaisir de peindre s’en est vu grandement augmenté.
Pour bien terminer mon bacc, mon projet de fin d’étude, une série de cinq toiles qui mesuraient huit pieds de haut (par environs 18 pieds de large, les cinq toile réunies), à été choisit, à l’unanimité par le jury, pour le premier prix de la Bourse Gilles-Verville, remise par le syndicat des employés de l’UQTR. Mon projet fait maintenant partit de la collection permanente de l’Université, me donnant ainsi une petite place dans l’histoire de l’art et celle de l’Université du Québec à Trois-Rivières.
Il est certain qu’avec la fin de mon bacc, je vise de nouveaux sujets qui pourront s’accorder aussi bien avec ma vision du corps humain dans l’espace. Mon dernier projet, qui portait sur mon propre corps et le malaise qu’il peut y avoir dans la société face à sa différence, marque une coupure qui doit
être fait avec ce sujet, me lançant ainsi vers sa glorification plutôt qu’une certaine mélancolie face à celui-ci.
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